Mis en place pour la première fois en 1989, le Concours de gavottes de Menez-Meur, organisé par la Fédération War ’l Leur Penn ar Bed, a pour principal objectif la valorisation des gavottes (anciennement la « Dañs tro ») de Haute-Cornouaille ; il est jumelé avec les concours de musique organisés par la B.A.S Penn ar Bed.
Ce concours se déroule chaque année le dernier dimanche de juin ou le premier dimanche de juillet, dans le Parc Naturel Régional d’Armorique de Menez-Meur en commune d’Hanvec (sous un grand chapiteau).
Durant toute cette journée qui se déroule de 9h30 à 17h30 (quasiment sans discontinuité) plusieurs gavottes et leur « Pays » ou « Bro » d’appartenance sont mis en avant :
la gavotte à la mode du Poher (Carhaix et les communes environnantes)
la gavotte à la mode Dardoup (Chateauneuf du Faou, Plonevez, Collorec...)
la gavotte à la mode de Calanhel, Plourac’h, Lohuec...
la gavotte du « pied droit » à la mode de Brasparts et de ses environs.
Toutes ces gavottes sont accompagnées soit par des couples de sonneurs « biniou / bombarde », soit à la clarinette ou « treujenn gaol », ou bien encore à l’accordéon diatonique ou chromatique en ce qui concerne les instruments.
Pour ce qui est de l’accompagnement à la voix c’est bien sûr le « Kan ha diskan » (chant en breton avec méthode de « tuilage ») qui a la part belle.
Depuis presque 20 ans, de très grands sonneurs et chanteurs ont accompagné les différentes gavottes (Annie Ebrel, Youenn Le Bihan, Hervé Irvoas père et fils, Serge Riou, Laurent Bigot, Louis Lalour, Louise Ebrel, Jean Coateval, Patrick Lefèbvre, Régis Huiban, Jean Floc’h et bien d’autres encore...).
Afin d’observer, de juger puis de classer les concurrents, il est fait appel à 24 « juges/référents » pour les adultes et 9 juges pour les enfants, représentant tout le territoire de la Haute-Cornouaille (les danseurs s’affrontant sur des éliminatoires, demi-finales et finales sont jugés de manière individuelle).
Ce concours est ouvert à tous les danseurs qu’ils fassent partie ou non d’une association. On rencontre donc aussi bien des danseurs de groupes loisirs ou de cercles celtiques que de simples praticiens de « Festoù noz ». Les différentes catégories d’âge sont les suivantes :
enfants moins de 10 ans
adolescents de moins de 15 ans
adultes.
Outre le fait de faire concourir de nombreux danseurs, il est bon de rappeler les objectifs majeurs qui justifient la raison d’être de ce concours :
favoriser pendant toute une journée la rencontre et le dialogue entre plusieurs générations de danseurs, chanteurs, sonneurs, référents ;
valoriser durant tout un concours de danse, et ce pendant plusieurs heures, la « dañs Tro », dite « Gavotte à la mode de la Montagne », véritable emblème de la danse en Haute-Cornouaille ;
donner la possibilité à des centaines de danseurs, de s’exprimer pendant plusieurs heures sur un même répertoire de danse. Ceci leur permet de valoriser judicieusement la gestuelle « globale » bien spécifique et inhérente à la « Gavotte de la Montagne » ;
permettre à n’importe quel danseur, adhérent à une structure culturelle ou non, de venir s’exprimer, mais aussi de se confronter à d’autres concurrents ;
proposer aux concurrents, mais aussi au public, plusieurs « styles » de Gavottes bien identifiés, mais aussi les variantes de pas, avec les broderies, fantaisies, fioritures, qui les caractérisent. Cela permet de ne pas montrer et pratiquer qu’une seule et unique expression de la Gavotte en Centre-Bretagne ;
mettre en exergue les différents accompagnements vocaux et instrumentaux liés à cette danse (le kan ha diskan, le couple biniou / bombarde, l’accordéon diatonique et/ou chromatique, la clarinette) ;
favoriser pleinement la rencontre, la discussion et les échanges d’idées, entre différents « juges - référents » de la gavotte en « Haute-Cornouaille » ; les amener à réfléchir sur les différents critères de jugement inhérent à ce concours, et les interpeller quant à l’évolution de la tradition dansée ;
prolonger de manière conviviale, mais différente, le travail de transmission effectué depuis de longues années dans les divers cercles celtiques ;
montrer durant toute cette journée, la volonté de travail en commun entre :